Le logement et l’énergie, 1er budget de dépense des ménages


Cet article aborde les points suivants :


logement budget des ménages
Environ ¼ du budget des ménages français est dédié au loyer mais aussi aux dépenses pour l ‘éclairage et le chauffage de leur logement. Voyons quelles en sont les raisons !

La répartition du budget des ménages

Selon les Français, il faudrait 1 490 euros/mois pour vivre*, ce budget servant avant tout à financer leur logement (loyer et énergie), puis leurs frais alimentaires et leur coût des transports. C’est un fait, le poids des dépenses énergétiques dans le budget des ménages est à la hausse depuis les 20 dernières années. Ainsi en 2012, les Français ont en moyenne dépensé 3 200 euros pour l’énergie.

Pourquoi une telle hausse ?

Les Français n'ont pas sensiblement changé la répartition de leurs dépenses alors que leur pouvoir d’achat ne cesse de chuter depuis 2009. De plus, si d’un côté les performances énergétiques des logements se sont améliorées, avec notamment des chauffages éco-électriques moins gourmands en énergie, parallèlement, la surface moyenne des logements a augmenté de 9 m2 entre 1985 et 2006. Les Français sont également de plus en plus équipés en électronique et électroménager, ainsi qu'en automobile, ce qui explique une augmentation de ces postes de dépense.Outre ce constat global, nous allons voir que les situations peuvent varier selon le profil des ménages français.

Qu’est ce qui fait augmenter la facture énergétique ?

L'Insee souligne que la facture de chauffage, d’électricité et de carburant des Français varie de manière importante en fonction de plusieurs critères, notamment du lieu d’habitation. Ainsi, l’effort énergétique est près de deux fois plus faible dans l'agglomération parisienne qu'en zone rurale : les logements y sont notamment plus grands, ce qui implique une plus grande consommation de chauffage.

Des inégalités qui se creusent

Le poids des dépenses énergétiques dans les dépenses des ménages les plus aisés reste inférieur à celui des plus modestes: les 20% des ménages les plus pauvres consacrent 9,6% de leur budget à l'énergie, contre seulement 7% pour les 20% des ménages les plus aisés (*). Selon l’INSEE, «Les inégalités d'effort énergétique se sont accrues depuis vingt-cinq ans» entre ménages modestes et ménages riches, entre ville et campagne, selon le type d’habitat et entre ménages âgés et ménages jeunes. Les progrès énergétiques (isolation, chauffage plus performant…) ayant davantage profité aux ménages aisés.Face à ce constat, l’extension des tarifs sociaux de l’énergie est l’une des aides proposées pour lutter contre la précarité énergétique. La situation est cependant loin d’être harmonisée.

 

* L’enquête de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)